Le refuge de Joséphine Baker

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Au cœur du Périgord noir résonne J’ai deux amours de la diva franco-américaine.

Comment associer la meneuse de revue qui enflamme les Parisiens dès 1925 avec ce château de plaisance, dès la fin du XVe siècle ? Et pourtant, c’est un coup de foudre qui frappe la « Vénus d’ébène » lorsqu’elle  séjourne au château des Milandes à Castelnaud-la-Chapelle, en 1937.

Après l’avoir loué, elle achète le château en 1947 pour un faire un lieu à son image, hors du commun.

Propriétaire d’une ferme et d’une partie du bourg, elle y crée un parc d’attractions, avec théâtre, musée et restaurants. Au cœur de son « Village du monde » règne la « tribu arc-en-ciel » : douze enfants de toutes nationalités adoptés dans les années 1950 et 1960. Mais cette utopie se heurte aux déboires financiers.

Malgré les médailles de résistance de Joséphine, les Milandes sont bradés aux enchères en 1968. Peu après, la star se retrouve en loques, expulsée sur le perron de sa cuisine. Désormais, c’est toute cette épopée que raconte le château dans son écrin de jardins à la française. Nul ne s’étonne de voir robes de scènes et ceinture de bananes se détacher sur fond de cheminées gothiques.

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